Deux danseurs assis sur un canapé, derbies en cuir marron aux pieds

Les marques de chaussures de swing : comparatif honnête

Transparence d'abord : ce site est édité par les fondateurs de Swivells. Mais nous dansons depuis plus longtemps que nous ne fabriquons des chaussures, et nous savons qu'aucune marque ne convient à tous les pieds ni à tous les budgets. Voici donc un tour des options qu'on voit réellement dans les festivals, avec leurs forces et leurs limites. Les gammes évoluent vite, vérifiez les détails sur les sites de chaque marque.

Swivells (France / Espagne)

Ce que c'est : des chaussures dessinées en France par deux danseurs de lindy hop et cousues à la main dans un atelier familial près d'Alicante. Bottines, sandales plates et à talon de 5 cm, derbies et mocassins mixtes du 35 au 46 avec deux largeurs.

Points forts : le confort dès la première soirée (cuir souple, semelle intérieure rembourrée), une semelle néolite qui dose glisse et grip pour pivoter librement sans perdre ses appuis, et des modèles assez élégants pour être portés au bureau. Livraison depuis la France, échange gratuit.

Limites : les sandales existent en plat ou en talon de 5 cm, rien entre les deux ni au-dessus ; pas de semelle daim pour ceux qui ne jurent que par elle, et un style plutôt sobre : si vous cherchez une reproduction stricte d'un modèle de 1938, regardez plus bas.

Prix : 169 à 189 €.

Saint Savoy (Autriche)

Ce que c'est : une marque viennoise qui réinterprète des modèles des années 1920 à 1950, fabriqués dans de petits ateliers au Portugal et en Espagne. Lignes femme et homme, nombreuses options de couleurs et de largeurs.

Points forts : le choix, l'allure vintage très marquée, et une vraie attention aux pieds difficiles (pieds larges, hallux valgus). Semelles cuir lisse ou cuir dépoli selon les modèles, conçues pour la salle comme pour l'extérieur.

Limites : un prix nettement plus élevé, des délais parfois longs sur les modèles personnalisés, et un style qui se porte moins facilement en dehors des soirées.

Aris Allen (États-Unis)

Ce que c'est : la marque historique des lindy hoppers américains, distribuée par Dancestore. Reproductions de modèles des années 30-40 et surtout des « dance sneakers » en toile à semelle daim.

Points forts : le prix, l'accessibilité pour débuter, de grandes largeurs côté homme, et des sneakers de danse très légères appréciées pour le solo jazz.

Limites : commande depuis les États-Unis avec frais de port et de douane, échanges compliqués, et une semelle daim qui impose de se changer en arrivant. La finition est celle d'une chaussure de danse, pas d'une chaussure de ville.

Remix Vintage Shoes (États-Unis)

Ce que c'est : des reproductions très fidèles de chaussures des années 1920 à 1950, en cuir, fabriquées pour les amateurs de vintage de Los Angeles. Beaucoup de danseurs les adoptent pour leur authenticité.

Points forts : l'exactitude historique, la qualité des cuirs, des modèles qu'on ne trouve nulle part ailleurs.

Limites : ce sont d'abord des chaussures de ville : la semelle cuir demande souvent un passage chez le cordonnier pour la danse, et l'import depuis les États-Unis alourdit la facture.

Les chaussures de danse de salon (Rummos, Werner Kern, etc.)

Ce que c'est : des chaussures techniques, semelle daim, pensées pour le standard et le latin.

Points forts : la glisse, la légèreté, le prix d'entrée raisonnable, et pour les hommes des modèles en 2 à 3 cm de talon très confortables.

Limites : le style, qui jure souvent avec une tenue swing, un maintien parfois minimal, et une semelle qui ne sort pas de la salle.

Les baskets « de danse » et les baskets modifiées

Ce que c'est : soit des sneakers vendues avec un point de pivot lisse, soit vos Keds, Converse ou Vans sur lesquelles un cordonnier a collé une demi-semelle daim ou néolite.

Points forts : le confort connu, le prix, et pour le solo jazz et le charleston une légèreté très agréable.

Limites : aucune tenue latérale, une semelle épaisse qui éloigne du sol, et un pivot souvent médiocre en couple. Bien pour débuter ou pour les cours, moins pour les bals.

Comment choisir, en résumé

  • Vous débutez et voulez dépenser peu : des baskets modifiées ou une chaussure de salon d'entrée de gamme.
  • Vous voulez une seule paire pour la ville et le bal : Swivells, ou Saint Savoy si vous aimez le vintage affirmé.
  • Vous cherchez l'authenticité des années 30 avant tout : Remix ou les reproductions Aris Allen.
  • Vous avez un pied large ou douloureux : regardez les largeurs L chez Swivells et les options larges de Saint Savoy et d'Aris Allen.
  • Vous ne dansez qu'en studio : une semelle daim (salon ou Aris Allen) est un vrai plaisir.

Une marque qui manque, une info qui a changé ? Écrivez-nous, nous mettons cet article à jour régulièrement.

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Les chaussures dont parle cet article

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